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Toutes les laines, soies et autres textiles utilisés pour la réalisation de ce triangle ancré sur la planche à laver ont été teintes d'après mes gammes de couleur, elles font écho aux couleurs de ma palette et par extention aux tapisseries tissées principalement à Aubusson, elles ont été rassemblées et taillées dans un désordre plus ou moins organisé. De cette forme que j'ai construite à la manière d'une sculpture plus ou moins empirique renforcée d'une armature.

Cette planche à laver, d'une autre époque, blanchie par le temps et les éléments, chargés de nostalgie renaît grâce à ces textiles teints, tels les eaux vives des torrents et de rivières enchantées chargées d'énergie multicolore, (où est-ce un mont de Vénus à l'envers?), à la toison soyeuse et irisée.. j'ai pensé aux deux.

Daniel Riberzani  

Daniel Riberzani vient d'imaginer une première sculpture textile avec la complicité du lissier Bernard Battu. Il a eu recours à une armature métallique, à des laines, des soies, de la rayonne teinte avec des couleurs primaires sursaturées.

"Cette oeuvre a été commandée par un collectionneur français. L'enjeu étant d'utiliser une planche à laver ancienne, récupérée par le commanditaire afin que celle-ci tout en étant à l'origine de cette réalisation, serve de support à une création librement inspirée par l'artiste", explique Daniel Riberzani.

Ce dernier a élaboré la sculpture textile en dialoguant avec Bernard Battu. Le résultat comble le commanditaire. Il atteste aussi de la capacité d'un artiste ayant marqué les années 1980 à Aubusson, qui a su se renouveler tout en poursuivant son action au service de la tapisserie. 

Extrait d'un article  de Robert Guinot , La Montagne 4 avril 2013