Croix
Croix

1990 - 80X80 - Acrylique sur toile

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Croix de Saint-André
Croix de Saint-André

1992 - 60X60 Acrylique sur toile

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Asy
Asy

1997 - 80X80 Acrylique sur toile

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Rêve 92
Rêve 92

1992 - 120X120 Acrylique sur toile

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Couché
Couché

1992 - 50X50 Acrylique sur toile

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Conjuration 2
Conjuration 2

1992 -120X120 Acrylique sur toile

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Rangé
Rangé

1991.92 - 60X60 Acrylique sur toile

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Colonna
Colonna

1991- 100X100 Acrylique sur toile

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Ascension
Ascension

1991- 60X60 Acrylique sur toile

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Passoire
Passoire

1990.91 - 50X50 Acrylique sur toile

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Adam
Adam

1990.91 - 60X60 Acrylique sur toile

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Eve
Eve

1990.91 - 60X60 acry sur toile

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Emportée
Emportée

1997 - 60X60 Acrylique sur toile

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Ecritures 5
Ecritures 5

1990.91 - 100X100 Acry sur toile

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Christian
Christian

1990.91 - 60X60 Acrylique sur toile

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Retourné
Retourné

1990 - 80X80 Acrylique sur toile

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Après la période des peintures à l'huile "Paysages-Évenements", Riberzani dans cette nouvelle série de toile peintes à l'acrylique, conjure le sort, mélange tout, brouille les pistes.... L'histoire des Saints, entreprise au tout début de cette série, liée à son histoire personnelle engendre confusion et analogie.. L'artiste exorcise ses démons, il y a des souhaits, des souvenirs heureux et douloureux, provoqués par des rencontres, des voyages, notamment à Rome, l'art baroque Romain et ses églises, la sculpture du Bernin, les extases réalisées par celui-ci et leurs ambiguïtés: jouissance et mort, ces lieux de recueillement où l'odeur de l'encens, ces stucs et drapés chargés d'or et de pourpre et les marbres colorés - Dans ces décors plutôt profanes, l'intérieur de ces églises ressemble parfois plus a des maisons de plaisir qu'a des demeures célestes.

Daniel Riberzani a travaillé dans le vivant en relation avec son journal intime/ celui ci devenant avec lunette et stylo, ses modèles) il a repris son journal intime en même temps que cette série de toiles acryliques d'ou le titre: "Peintures-Intimes", d'ailleurs tout était bon à prendre, (voir "dessins d'urgence") Ils ont été la base de ces peintures, ces dessins réalisés spontanément dans l'urgence, la plupart d'après nature ont été projetés par épiscope directement sur la toile dans le noir, l'artiste ayant préparé sa palette à l'avance, il dessine et peint directement en suivant le dessin d'urgence projeté et agrandi, de ce fait la toile réalisée a ce coté libre et débridée.

Il dessine et peint donc son journal intime , la paire de lunette et le stylo qui l'accompagnent, il esquisse ses chaussures, ses outils, ses pinceaux, ses tubes de peinture... bref tout son univers et très vite des mots interviennent dans les compositions, plus tard, des écritures rempliront tout l'espace de la toile, ses peintures alors deviennent également son journal intime, puis viennent les "Cartons peints" parsemés de mots enigmatiques raturés.

L'artiste évoque bien, cette période picturale en parlant d'une toile et d'un dessin réalisés au début de cette série = "Le dos du jour" (peinture) d'après "le Jour": sculpture de Michel Ange qui orne le tombeau de Julien de Médicis à Florence, et de Adam et Eve (dessin) d'après Masaccio, en fait"Le dos du jour" fait les frais de cette "sacrée" histoire, il est accablé. 

Il faut tout l'immense talent du peintre pour inscrire dans une spirale unitaire le ballet des figures mouvantes qui assaillent inlassablement son imagination en perpétuel éveil, observations intimes, mots inexplicablement surgis, organisés en étranges écritures, assemblages formels aussi fantaisistes qu'inaccoutumés... Rien, dans le destin artistique de Daniel Riberzani, n'est plus singulier que le soudain envahissement des surfaces par les énigmatiques écritures des dernières années, messages tracés en toutes lettres et porteurs d'un sens infiniment multiple.          

Gérard Denizeau

Extrait du texte pour l'exposition Galerie Inard Paris 1996.

 

Dépecer, mutiler, fractionner les formes et les couleurs: c'est le même geste d'analyse. Car ces peintures fonctionnent aussi comme un Traité de décomposition: Lazare ressucite, et tous, d'un même geste, se bouchent le nez... Les corps se morcellent: os, mains, jambes, doigts, pieds .. Et de même, de la façade baroque, l'oeil de Riberzani ne retient qu'un détail: Voilà telle courbe, telle volute, tel pilastre ou balustre. L'unité a volé en éclat: Qu'est ce donc déja que le réel? Une merveilleuse apparence sensible ou du disparate autour du vide?

Michèle Douérin

Extrait du texte pour l'exposition Galerie de Francony (Dossier de presse), Paris mai 1996

 

Cette oeuvre faîte d'opposition des couleurs, de mots, d'inversion des signes, d'alternances, nous évoque toute l'intrication entre réalités et rêves, entre les désirs , le plaisir,  la tendresse et la souffrance.

Il s'agit d'un mélange d'intimité, de pudeur et d'expression collective;

C'est une oeuvre de fusions entre l'artiste et son environnement;

C'est un temps de découverte et d'intégration des deux principes de Vie et de Mort;

Riberzani a pris le risque de révéler ses ambivalences au risque d'apparaitre faible;

Mais quelle force que d'assumer ses limites!

Cette abstraction qu'est l'oeuvre artistique est cependant le témoin d'une profonde et admirable humanité.

Dominique Grave, Mai 2001

(Directeur du Centre de rencontre des générations, Mont-Evray - Nouan-le-Fuzelier)