Un peu plus d'un an pour réaliser ces 12 peintures.. travail physique également, car allonger la peinture à l'huile sur ces formats est éprouvant pour le corps, pour l'épaule droite! Une tendinite se rappelle d'ailleurs encore à mon souvenir. Il y a dans ces peintures, de l'astronomie, de l'astrologie, de l'agriculture, de la météorologie, du culturel, de la référence artistique et beaucoup de mythologie, il y a aussi les 4 saisons et les 4 éléments dans ces 12 mois. Mon intérêt pour la tapisserie et ses thèmes très particuliers ont inspiré cette suite de 12 peintures. Ces peintures ne sont pas destinées à n'être qu'indépendantes, elles contribuent à être utilisées comme des maquettes de base et sont également utilisées pour réaliser des agrandissements photographiques (cartons) destinés aux lissiers.

Donc, pour résumer, ces peintures ont été renforcées grâce à l'esprit de la tapisserie et n'auraient jamais vu le jour si ce métier d'art n'avait pas compté pour moi. 

Daniel Riberzani

Alors Riberzani farfouille dans ses petits livres. Il tripote son petit Larousse tout déchiré : le grand Pan n'est pas mort, et Apollon, ou Dionysos, ou Déméter,ou Zeus viennent couvrir Noé. Dieu n'est plus : vivent les Dieux, splendides et innocents ! Ils règnent sur l'oikoumène, sur Rome et sur le monde. L'univers? Oublié. C'est de nouveau le bon vieux Cosmos, rempli de formes familières. J'en ai oublié Israël, à rêver de l'Egypte, de Babylone, de la Chaldée...

 

Renaissance : le vieux paganisme remaquille le monde, toujours frais, toujours jeune, ses vierges sont intactes. La raison, la responsabilité, la faute ou le péché, c'est quoi, déjà? Quand les Dieux sont hilares, cela donne au moins un petit répit aux pauvres humains. Alors, un peu d'irrationnalisme n'a jamais fait de mal à qui que ce soit : peu importe la preuve, et l'adulte désir de démontrer.

 

Vert, rouge, jaune, bleu, les couleurs jubilent.

C'est ni vrai ni faux, un doux foisonnement de symboles. Cela permet tellement d'images, de mises en correspondances tellement arbitraires. Les mythologies sont maternantes : "câlin-consolé", Microcosme s'endort dans le grand Macrocosme. (Riberzani profite à fond de cette bonace).

Texte de Michèle Douérin, Catalogue d'exposition Galerie de Francony.